Au 1er trimestre 2026, le marché du crédit immobilier confirme sa stabilisation en France. Les taux ont très peu évolué par rapport à la fin 2025, avec une légère hausse sur l’ensemble des durées d’emprunt, une accalmie qui rassure les emprunteurs et accompagne la relance du marché amorcée ces derniers mois.
Sur la base des barèmes bancaires observés à l’échelle nationale, les taux constatés ce trimestre dernier se situent généralement :
- entre 3,10 % et 3,30 % sur 20 ans
- entre 3,25 % et 3,45 % sur 25 ans
Une reprise du marché confirmée
Le volume de crédits immobiliers octroyés par les banques a augmenté de 33 % en 2025 selon le bilan dressé par la Banque de France. Ce dynamisme se poursuit au 1er trimestre 2026, les banques restant en mode conquête, notamment à l’approche du traditionnel « Printemps de l’Immobilier ».
Les banques, toujours en quête de nouveaux clients, ont maintenu une politique commerciale agressive en proposant des conditions avantageuses. Les profils les plus solides, comme les primo-accédants, ont pu bénéficier de taux de crédit immobilier proches de 3 % sur 25 ans. (👉 Simulez votre capacité d’emprunt)
Pourquoi les taux du crédit immobilier se sont stabilisé en 2026 ?
Plusieurs facteurs expliquent cette accalmie :
Après la légère tension de fin 2025 liée à l’incertitude budgétaire et à la remontée de l’OAT 10 ans au-delà de 3,60 %, la situation s’est apaisée. L’OAT est redescendue autour de 3,30 %, ce qui a permis aux banques de stabiliser leurs barèmes.
Deux facteurs majeurs soutiennent cette résistance : d’une part, le signal de stabilité envoyé par la Banque Centrale Européenne, qui a maintenu ses taux directeurs le 19 mars dernier. D’autre part, la volonté des banques de ne pas casser la dynamique du « Printemps de l’immobilier », période charnière où elles cherchent activement à conquérir de nouveaux clients.
Aucun établissement ne souhaite franchir la frontière psychologique des 3,5 % en moyenne sur 20 ans, ce qui risquerait de bloquer le marché. Les banques sont donc prêtes à réduire leurs marges pour maintenir un flux de crédit constant.
Des disparités régionales à connaître
Bien que les écarts paraissent modestes, quelques dixièmes de point peuvent représenter des milliers d’euros sur la durée d’un prêt. Ces disparités s’expliquent par les stratégies commerciales des banques régionales, qui ajustent leurs barèmes en fonction de leurs objectifs et du contexte local. Certaines réduisent leurs marges pour attirer les primo-accédants, tandis que d’autres, dans des marchés plus dynamiques, appliquent des taux plus élevés.
En règle générale, une forte concurrence bancaire sur un territoire favorise des conditions plus avantageuses. C’est précisément pourquoi faire appel à un courtier permet d’identifier les établissements les plus compétitifs selon votre profil et votre zone géographique. (👉 Découvrez comment nous vous accompagnons)
Quelles perspectives pour la suite ?
Les experts ne sont pas unanimes sur la trajectoire des taux pour les prochains mois. L’Observatoire Crédit Logement anticipe une remontée vers 3,40 %, tandis que d’autres analystes tablent sur un repli sous 3 % si la BCE assouplit davantage sa politique monétaire. Le scénario de stabilisation reste néanmoins le plus probable selon la majorité des acteurs du marché.
Malgré un contexte de forte volatilité des OAT françaises liée à des tensions géopolitiques et un climat économique incertain, aucune flambée des taux immobiliers n’est à prévoir. Le marché du crédit immobilier s’oriente vers une quasi-stabilité pour les semaines à venir.
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